Ce qui est sympa quand on est au chômage entre 28 et 45 ans, qu’on a un peu de diplômes (bac+2/3) et plus que le RMI, c’est le nombre de fois où il fallait pas.
Tu veux une formation ? Fallait pas, t’es trop jeune, trop diplômé, tu gagnes trop (sic, sic, sic!!!Gloups et ratagloupsOUCH dans ta face).
Tu veux une facilité pour payer tes impôts ? Fallait pas, t’avais qu’à mettre de côté quand tu bossais (oui, oui, c’est vrai, j’ai mal agi mais c’était pour mieux consommer et faire tourner ce système. Je pensais être un bon citoyen.
).
Tu veux un emploi dans une collectivité locale ? Fallait pas, c’est un emploi aidé, t’as pas le droit : trop jeune/vieux, trop “riche”, trop diplômé.
Tu veux une aide de la mairie ? Fallait pas, t’as pas vu tes indemnités ? Tu gagnes “trop”. T’as qu’à changer d’appart, ça te coutera moins cher. Heu… oui, mais là, avec mes feuilles assedic, ça va pas le faire.
Tu veux les APL ? Ah, bah, là aussi, tu gagnes trop. Même avec une feuille Assedic.
Perso, il me semble que c’est pas parce-que l’on est pas encore à la rue que l’on n’a pas besoin que l’on nous mette un pied dans l’étrier. Le principe qui fait que l’on aide les plus démunis, c’est très bien. Mais s’il faut attendre ce stade-là pour que l’on nous file un coup de main, je doute que le coup de main soit aussi efficace et durable. Il me semble que quand on est au fond du trou, on met plus de temps à remonter que quand on est… au bord du trou.