Grabotte’s Blog

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Fallait pas… janvier 28, 2009

Classé dans : Uncategorized — grabotte @ 4:23
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Ce qui est sympa quand on est au chômage entre 28 et 45 ans, qu’on a un peu de diplômes (bac+2/3) et plus que le RMI, c’est le nombre de fois où il fallait pas.

Tu veux une formation ? Fallait pas, t’es trop jeune, trop diplômé, tu gagnes trop (sic, sic, sic!!!Gloups et ratagloupsOUCH dans ta face).

Tu veux une facilité pour payer tes impôts ? Fallait pas, t’avais qu’à mettre de côté quand tu bossais (oui, oui, c’est vrai, j’ai mal agi mais c’était pour mieux consommer et faire tourner ce système. Je pensais être un bon citoyen. :-( ).

Tu veux un emploi dans une collectivité locale ? Fallait pas, c’est un emploi aidé, t’as pas le droit : trop jeune/vieux, trop “riche”, trop diplômé.

Tu veux une aide de la mairie ? Fallait pas, t’as pas vu tes indemnités ? Tu gagnes “trop”. T’as qu’à changer d’appart, ça te coutera moins cher. Heu… oui, mais là, avec mes feuilles assedic, ça va pas le faire.

Tu veux les APL ? Ah, bah, là aussi, tu gagnes trop. Même avec une feuille Assedic.

Perso, il me semble que c’est pas parce-que l’on est pas encore à la rue que l’on n’a pas besoin que l’on nous mette un pied dans l’étrier. Le principe qui fait que l’on aide les plus démunis, c’est très bien. Mais s’il faut attendre ce stade-là pour que l’on nous file un coup de main, je doute que le coup de main soit aussi efficace et durable. Il me semble que quand on est au fond du trou, on met plus de temps à remonter que quand on est… au bord du trou.

 

Pour résoudre les problèmes de transports : faites des chômeurs janvier 28, 2009

Classé dans : Uncategorized — grabotte @ 4:03
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Quand je vois les problèmes de transports en commun en Ile-de-France, notamment à cause d’une augmentation du nombre d’usagers, je pense à un truc : avec le chômage, plus de problème. Les gens restent chez eux. Le STIF, la région, la SNCF et la RATP devraient y penser dans leur planification de l’avenir. Ils ont encore quelques années devant eux. Le temps que la récession prenne fin pour investir dans des transports corrects (pas des bétaillières, merci!). C’est quand même sympa de notre part, de leur laisser du temps. Bon, évidemment pendant ce temps-là, le chômeurs dépense moins en abonnement (surtout en Ile-de-France, une des rares régions qui n’aide pas aux transports des chômeurs, quand on sait ce que coûte une voiture sur Paris, on rêve). Donc, ça fait perdre des sous. Ah ces chômeurs, ils nous plomberaient l’envie d’investir pour l’après-crise, c’est terrible, non ?!

 

Un service client… janvier 21, 2009

Classé dans : Assedic et ses ami(e)s, Chômage — grabotte @ 5:30
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Ayant quelques démêlés avec les assedic, j’ai dû entreprendre une réclamation par voie postale (si, si, ça existe encore, ils font encore le modèle). Et là, en appelant le numéro magique du pôle emploi, le 3949, celui qui vous fait attendre 3h et vous raccroche au nez quand il ne sait pas répondre, j’ai appris que le service des réclamations s’appelait “le service relation client”.

Alors, là, ça m’en bouche plusieurs coins. Parce-que je savais que l’on était des indemnisés, des bénéficiaires de l’ARE, des en fin de droits, des nouveaux inscrits, des numéros (le plus souvent, ça leur évite de s’attacher à nous, :-p), mais des clients !!! Ca, j’avais pas imaginé.

Parce-qu’au assedic comme à l’anpe, le client n’est jamais roi, croyez-moi. Et client de quoi au fait ?

Et je ne parle pas du terme “relation”. Car il faut savoir que désormais, pour entrer en relation avec les assedic, c’est uniquement en ligne. Au téléphone ou par e-mail. Impossible de rencontrer quelqu’un (sauf si vous êtes une jolie fille bien française à l’air de ne pas s’en laisser compter, ou que vous tapez un scandale de tous les diables). Sans ces caractéristiques, impossible d’avoir une relation réelle (Ô télécommunications cruelles!!).

Quand on y pense, ça facilite drôlement les choses : on peut répondre à côté par e-mail pour gagner du temps, raccrocher au nez quand c’est trop pénible, laisser l’automate prendre les notes, faire semblant de pas comprendre l’accent de l’immigré…

Bref, on s’attache pas aux gens et on ne leur permet pas de s’habituer à vous (vous n’avez jamais la même personne au téléphone, magique!). Dès fois que vous pourriez montrer votre humanité et faire un geste : expliquer correctement une procédure, orienter vers un collègue plus érudit sur un type de dossier… Non, ça va pas ça, ça faire perdre du temps et le temps c’est de l’argent.

Quand je pense que des grands sociologues ont alerté maintes fois sur la désocialisation des chômeurs. Quand on voit ça, on pleure. En même temps, ça fait du travail pour les sociologues : la relation client au sein du pôle emploi. Beau sujet, avec une vraie complexité méthodologique sur la notion de le relation client et… un vrai enjeu de société. Dans 10 ans, que sont devenus les clients après une relation avec le pôle emploi ?